Mestre Mamoudou FASSASSI, DĂ©corĂ© Ă la MĂ©daille de Chevalier de l’Ordre National de MĂ©rite du BrĂ©sil
Un film complet de la cĂ©rĂ©monie de remise de la MĂ©daille de l’Ordre National de MĂ©rite a Ă©tĂ© rĂ©alisĂ© pour immortaliser ce moment fort de la lĂ©gende Mestre Mamoudou FASSASSI, un Africain BĂ©ninois nĂ© le 04 aoĂ»t 1981 dans la Ville historique d’AgouĂ© près de la frontière BĂ©nin – Togo, localisĂ© dans le dĂ©partement de Grand-papa.
Il quitta sa ville natale Ă l’âge de 05 ans pour vivre Ă Cotonou près de son père ou a commencĂ© ces Ă©tudes scolaires, orphelin de père dès son âge de 22 ans, il poursuivait sa formation en mĂ©canique gĂ©nĂ©rale et devint alors un professionnel du mĂ©tier ou Ă©tait devenu chef d’atelier pendant une pĂ©riode de 07 ans.
PassionnĂ© du sport dans le collège au CEG Akpakpa Centre et meilleur en mathĂ©matiques au cours de ses Ă©tudes, il Ă©tait le gardien de but de son Ă©quipe de classe puis dans l’athlĂ©tisme dans les cours de 400 mètres, il avait dĂ©couvert la capoeira en 1996 par le film de Mark Dacascos, un film sortit en 1993 sur la capoeira.
DĂ©sireux de pratiquer cet art martial, il dĂ©couvre que la capoeira Ă©tait un art dont les racines sont africaines. Étant marquĂ© par l’histoire de sa ville natale et de son pays le BĂ©nin comme citĂ© de la dĂ©portation des milliers d’Africains, il se voir dès lors comme un panafricain dĂ©fendant ainsi l’hĂ©ritage et les valeurs que nos ancĂŞtres nous avaient laissĂ©s au cours de ce tragique phĂ©nomène liĂ© Ă la colonisation et Ă l’esclavage.
La capoeira pour Mestre Mamoudou Fassassi est un patrimoine que notre Continent et notre pays le BĂ©nin, doivent valoriser et promouvoir, car la pratique de cet art nous enseigne l’historique sur la vie misĂ©rable et glorieux que nos ancĂŞtres ont vĂ©cue au BrĂ©sil. Aujourd’hui, elle est un instrument de paix en BĂ©nin et le BrĂ©sil et reconnu par l’UNESCO comme patrimoine immatĂ©riel de l’humanitĂ©. La capoeira est un art martial d’origine afro-brĂ©silienne, nĂ©e de la rencontre de deux peuples : l’un dĂ©sireux de contrĂ´ler et d’exploiter, l’autre appelĂ© Ă rĂ©sister et Ă lutter pour sa propre survie.
Instrument de libĂ©ration et d’abolition de l’esclavage en 1888, la capoeira, dans sa plus pure origine, est une mĂ©thode de combat redoutable et très efficace. Enfin, recevoir cette distinction pour le Premier Mestre africain est un moment d’une joie immense.
La Capoeira : A la Découverte des Racines Africaines
Cette vidĂ©o est un entretien rĂ©alisĂ© par : Geoffroy TOGOUAN / Armand M. AGONDJO. Elle traite sur quelques questions liĂ©es Ă la Capoeira. La Capoeira : d’oĂą puise-t-elle ses racines ? La pratique de la capoeira, est-ce une arme pour se libĂ©rer des mains des maĂ®tres esclavagistes ? La Capoeira est-elle une activitĂ© culturelle ou sportive ?
Maître FASSASSI en Angola, la Confédération Africaine de Capoeira en gestation
Depuis plus d’une vingtaine d’année, Mamoudou Fassassi consacre sa vie à la capoeira. L’extension de la discipline au Bénin, un pari gagné par celui qui a depuis 2020, le titre de Maître. À l’international, drapeau du Bénin flotte à chaque grand évènement de la capoeira.
Maître Fassassi a depuis peu un nouveau challenge, la mise en place des bases légales de la naissance d’une confédération africaine de capoeira. Dans la sous-région, des contacts et un cadre d’étroite collaboration existent. Mamoudou Fassassi sait cependant que quelques hirondelles ne font pas le printemps. Le président de l’association Bénin Capoeira a mis le cap sur l’Angola ce mardi 25 octobre 2022 pour un séjour d’un mois.
L’Angola, ce pays Lusophone. L’un des plus peuplés d’Afrique est une terre de chaleur humaine et de gaieté. Une gaieté soutenue entre autres par l’adoption de la pratique de la capoeira par plusieurs Angolais. Dans la mégapole Luanda comme dans plusieurs autres grandes villes, la culture de la jinga est répandue.
L’Angola est en effet le pays africain qui compte le plus de centres, d’écoles et de groupes de capoeira. Dans sa volonté de voir le continent se doter d’une véritable confédération, maître Mamoudou Fassassi voit en ce pays un partenaire idéal.
C’est pourquoi son séjour ici va se dérouler sur 30 jours avec un agenda surchargé. 30 jours durant, le leader béninois de la capoeira a rencontré plusieurs autorités et décideurs. Les échanges se déroulent sur la création prochaine d’une confédération africaine de la capoeira, Le rayonnement de la discipline sur le continent mais aussi l’organisation du prochain championnat africain de cet art martial.
Dans l’agenda de ce sĂ©jour du prĂ©sident de l’association BĂ©nin Capoeira figurait aussi des Ă©changes avec des dirigeants et responsables directs de groupes de capoeira. – Rencontres Ă©changes et formations, le sĂ©jour aura Ă©tĂ© une Ă©nième occasion pour le maĂ®tre bĂ©ninois d’étaler sa science et sa maĂ®trise de la capoeira.
Mamoudou Fassassi a ainsi Ă©changĂ©, travaillĂ© tour Ă tour avec les dirigeants des groupes : Capoeira Brasil, Muzenza, CordĂ o de Ouro, Harança Cultural de CAPOEIRA, Abada Capoeira, Terrerro capoeira, Capoeira Mandera, Ficag, Rasteira. Ce sont en rĂ©alitĂ© les plus grands groupes de la discipline dans le pays. – Le sĂ©jour a permis au dirigeant de la capoeira bĂ©ninoise de participer Ă plusieurs autres activitĂ©s. Il s’agit notamment des cĂ©rĂ©monies de passage de grade, Sans oublier des ateliers de formation. Preuve si besoin en est qu’à l’échelle continentale, c’est dans la cour des grands que joue Mamoudou Fassassi.
D’ailleurs, le béninois a rencontré le maître brésilien Salario, lui aussi de passage en Angola. 30 jours pour plaider la cause de la capoeira en Afrique. L’union au tour de la discipline a commencé par prendre corps depuis Luanda sous l’impulsion de Maître Mamoudou Fassassi.






